[ Les Québécois plus mobiles que jamais ]
April 01, 2009 | By Nicolas Ritoux
Le rapport NETendances 2008 du CEFRIO, dévoilé hier, montre que les internautes ont largement adopté Internet sans fil.
En effet, sur 4,4 millions (71,7 %) d’adultes québécois qui utilisent régulièrement Internet, 1,7 million (29 %) y accèdent avec des appareils mobiles.
Leur connexion mobile favorite est le Wi-Fi sur les ordinateurs portables, tandis que l’Internet par téléphone n’est utilisé que par 6,8 % des Québécois.
L’Internet sans fil est surtout utilisé pour le courriel (57 %), suivi par la recherche d’informations (37 %) et le clavardage ou messagerie instantanée (37 %).
Autre constat important : la poussière semble être retombée pour les outils du Web 2.0, après la une première vague d’engouement l’an dernier. On observe des baisses importantes partout, qu’il s’agisse de la consultation de blogues (19 % des internautes, contre 26 % l’an dernier), de l’écriture de billets sur des blogues (5,5 % contre 8,3 %), de l’échange de vidéos sur des sites comme YouTube (7,6 % contre 11 %), du partage de photos sur des sites comme Flickr (9,4 % contre 15 %), de l’écoute de baladodiffusion (9,6 % contre 25,6 %) ou de l’adhésion à des fils RSS (3,2 % contre 7,7 %).
Seul l’usage des Wikis comme Wikipédia et des réseaux sociaux comme Facebook est en hausse : ils touchent respectivement 26 % et 16 % des internautes québécois.
De façon générale, toutefois, Internet continue à gagner du terrain dans la vie quotidienne. Les Canadiens sont aujourd’hui les plus gros utilisateurs d’Internet dans le monde, avec 45 heures de connexion par semaine (selon un sondage ComScore cité par le CEFRIO).
Le commerce électronique entre aussi de plus en plus dans les mœurs. Près de la moitié des Québécois (43 % contre 41 % en 2007) réalisent désormais leurs opérations bancaires sur Internet, et la popularité des achats en ligne progresse lentement mais sûrement. En 2008, 22 % ont effectué un achat au-delà du simple lèche-vitrine, contre seulement 5,6 % en 2001.
«Plus aucun annonceur ne peut prétendre qu’il n’est pas concerné par le Web, à moins de s’adresser aux couches les plus âgées ou défavorisées de la population», conclut Philippe Le Roux, président de l’agence Internet VDL2, qui a participé à l’étude.
«Le Québec est définitivement entré dans l’ère de l’ubiquité d’Internet. Non seulement la grande majorité des adultes l’utilisent régulièrement, mais ils s’en servent intensément pour toutes sortes de choses, qu’il s’agisse d’acheter, de vendre, d’accéder à des services gouvernementaux, ou de rencontrer l’âme soeur», analyse M. Le Roux.
Cependant, l’utilisation timide de l’Internet sur les téléphones mobiles pourrait être due à des tarifs encore trop élevés, selon M. Le Roux. «Les entreprises de télécommunications freinent le développement du marketing mobile. Elles ont fait des efforts, mais disons que ça ne coûte plus qu’un œil de la tête au lieu des deux. On peut trouver des forfaits de données moins chers dans des pays du tiers-monde.»


