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[ Six questions à Marie-Josée Gagnon, nouvelle présidente de l'ACRPQ ]

June 22, 2009   |   By Nicolas Ritoux   |   Comments

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Marie-Josée Gagnon, présidente-fondatrice de Casacom, vient de remplacer François Morin à la tête de l'Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ). Entrevue sur la situation des relations publiques au Québec.

À quoi sert l'Alliance des cabinets de relations publiques du Québec?
L'Alliance existe depuis 10 ans. C'est un regroupement de 13 cabinets québécois parmi les plus importants. C'est essentiellement une organisation entre concurrents qui ont découvert qu'ils avaient des intérêts en commun.

Nous faisons la promotion des relations publiques en cabinet auprès des gouvernements, en les aidant à bien rédiger les appels d'offres pour notre industrie; également auprès des entreprises, pour leur rappeler que les relations publiques sont utiles pour les affaires à l'externe, et peuvent accroître leur productivité à l'interne.

Nous incitons aussi les entreprises à embaucher des cabinets externes plutôt que de s'appuyer uniquement sur leurs services de communications internes. Nous pouvons leur offrir une expertise très étendue dans de nombreux domaines d'industrie, et notre regard objectif permet de voir la forêt derrière les arbres. En fait, notre grand atout est notre distance stratégique par rapport au client.

Concrètement, quelles actions menez-vous?
Nous publions nos informations sur le Web, incluant des blogues pour plusieurs de nos membres. Nous publions des articles dans les médias spécialisés, et nous rencontrons régulièrement de nombreux acteurs du monde des affaires.

Le métier de relationniste est-il encore incompris?
En 20 ans, notre profession a pris énormément d'essor. Elle est reconnue de plus en plus comme un outil stratégique dans les entreprises, surtout auprès des dirigeants.

Cependant, nous devons continuer à faire une éducation permanente auprès des gens. Il faut toujours expliquer ce que nous faisons, les outils que nous utilisons, la plus-value de notre travail.

Nos parents et amis ne comprennent parfois pas ce que nous faisons, car notre travail est intangible; il se situe dans le domaine de la persuasion, de la communication et de la conversation. Beaucoup de nos clients savent ce que nous faisons, mais parfois il faut reprendre du début.

Que représente la certification A+ pour un cabinet de relations publiques?
Nous avons créé cette accréditation pour offrir aux entreprises une évaluation indépendante de nos services, effectuée régulièrement par la Chaire en relations publiques de l'UQÀM. On aimerait que cette accréditation déjà reconnue le soit encore plus, pour permettre aux cabinets qui la reçoivent d'obtenir des points supplémentaires lors d'un appel d'offres, par exemple.

Comment voyez-vous votre nouvelle responsabilité?
C'était à mon tour de m'en occuper, et j'ai accepté avec plaisir. L'ACRPQ n'a pas de permanence, alors ça va me prendre des heures supplémentaires de travail, mais ce sont des enjeux qui me passionnent et me touchent personnellement. Les gens qui sont autour de notre table sont absolument passionnants; même si ce sont des concurrents, ils partagent généreusement les enjeux qui les touchent. C'est vraiment une belle organisation. En sept ans, j'y ai appris beaucoup et on a vraiment fait avancer les choses.

Allez-vous regarder la nouvelle télésérie Mirador, qui porte sur votre profession?
Je vais très certainement regarder le premier épisode! Mais j'imagine qu'il s'agira d'une fiction : si vous veniez filmer notre travail chez Casacom, ce serait sûrement ennuyeux à regarder pour les gens! Quoiqu'il arrive, ce sera sûrement une occasion de mieux faire connaître au public ce que nous faisons.

 
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