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[ Les câblos fâchés par le CRTC ]

07 juillet 2009   |   Nicolas Ritoux   |   Comments

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C'est officiel : les opérateurs de câble et de satellite devront donner 1,5 % de leurs revenus au Fonds pour l'amélioration de la programmation locale, dont le budget passe de 68 à 100 millions de dollars pour la prochaine année. Leurs réactions à cette décision du CRTC ne se sont pas fait attendre...

«Nouvelles taxes à la consommation», «nouvelles subventions», «taxe déguisée», «fardeau imposé au consommateur»... Les opérateurs de câble et de satellite s'opposent unanimement à la décision du CRTC de prélever 1,5 % de leurs revenus annuels pour financer la programmation locale en télévision.

Rogers, Bell et Vidéotron ont tous trois diffusé des communiqués incendiaires pour dénoncer cette nouvelle «taxe» qu'ils seront «obligés» de répercuter sur la facture de leurs clients.

Rogers promet déjà une hausse de ses factures de câble «de 3 $ à 6 $ par mois, selon l'endroit où se trouvent les abonnés». Bell indique qu'elle commencera à collecter ces «nouveaux frais» sur les factures de Bell Télé à compter du mois de septembre. Quant à Vidéotron, elle facturera «entre 25 $ et 50 $ par année par client selon les options de forfaits de télédistribution choisies.»

«Déjà, nos clients versent une contribution de 5 % sur leur facture de câblodistribution destinée à financer la programmation canadienne. Cette contribution totalisera 6,5 % avec cette nouvelle taxe déguisée de 1,5 %. Il est indécent dans le climat économique actuel d'alourdir ainsi le fardeau imposé au consommateur. Au nom du client, nous dénonçons vivement cette situation et nous avons l'intention de nous battre», a déclaré le président et chef de la direction de Vidéotron, Robert Dépatie.

Du côté des diffuseurs généralistes, à qui s'adresse ce fameux Fonds, les réactions sont mitigées.

Radio-Canada/CBC voit dans la décision du CRTC une garantie que les Canadiens «continueront à recevoir un ensemble diversifié de programmation locale».

«L'engagement du Conseil à soutenir la programmation locale est particulièrement important au moment présent, étant donné la situation économique, et il constitue une première étape essentielle pour résoudre les enjeux économiques de taille avec lesquels les télédiffuseurs généralistes sont aux prises au Canada», a déclaré Hubert T. Lacroix, président-directeur général de Radio-Canada/CBC.

Quant au réseau TVA (qui appartient à Quebecor Media comme Vidéotron), il s'est dit «déçu par l'inertie du CRTC», qui continue à lui imposer un «carcan réglementaire», sans préciser davantage sa position exacte au sujet du Fonds.

TVA a en outre évoqué la «situation précaire» des télévisions généralistes, en prévision des audiences du CRTC prévues pour le mois de septembre sur la question du versement aux généralistes de redevances du câble et du satellite.

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