Un peu d’Alegría dans Sid Lee
21 février 2012 | David Brown et Jeromy Lloyd | Pour commenter cet article
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Le Cirque du Soleil a annoncé vendredi avoir acquis une «participation minoritaire importante» dans Sid Lee.
Son président, Jean-François Bouchard, confie que la transaction n’aura aucun impact sur les activités quotidiennes de l’agence et que ses dirigeants actuels «demeurent fermement aux commandes de la compagnie».
Un représentant du Cirque se joindra au conseil de l’agence, mais aucun changement ne sera apporté à l’équipe de direction.
L’automne dernier, des rumeurs avaient circulé au sujet de la vente de Sid Lee. L’agence n’était pas à vendre, dit Jean-François Bouchard, mais elle était à la recherche d’un investisseur aux reins solides pour soutenir ses ambitieux plans d’expansion.
Depuis qu’elle a ouvert un bureau à Amsterdam en 2008, Sid Lee s’est mise en mode croissance rapide et a depuis affiché sa raison sociale à Paris, à Toronto et à Austin, au Texas. Et, même si l’agence compte des clients internationaux et d’importance comme Adidas et Dell, elle avait besoin de liquidités supplémentaires.
«L’entreprise est en train de devenir une multinationale, il était important pour nous de pouvoir compter sur un partenaire solide, poursuit Jean-François Bouchard. Pour le moment, nous invitons à table un partenaire minoritaire sérieux et établi afin d’avoir un coussin de sécurité pour les grands projets qui s’en viennent.»
Ce n’est pas la première fois que Sid Lee a un partenaire financier, souligne-t-il, puisque la Caisse de dépôt a détenu une participation dans l’agence de 2000 à 2005.
Le communiqué émis par les deux entreprises parle de «maillage de talents entre les deux organisations québécoises» qui «puisse faire naître des projets innovateurs au profit de leurs clients et partenaires».
Toutefois, aucune transformation immédiate n’est à prévoir dans l’offre de services de Sid Lee. «Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles compétences, mais pour l’instant on espère tirer parti de leur vaste expertise sur les marchés internationaux. Ils ont parmi leurs partenaires des gens avec qui on adorerait travailler.»
Les choses pourraient par contre changer pour le Cirque, qui est en bonne position pour développer le volet non-performance de son entreprise.
Selon son porte-parole Renée-Claude Ménard, le Cirque a jusqu’ici centré ses efforts sur ses divers spectacles, dont le dernier en lice est Amaluna. On lui propose souvent des projets comme des événements spéciaux et des productions audio-visuelles, mais l’entreprise n’a jamais affecté d’équipes à cet effet.
«Voilà justement la raison d’être de cette co-entreprise. Nous pouvons maintenant créer une sorte de laboratoire d’idées et y impliquer des éléments créatifs et commerciaux. Et élargir le spectre de ce que vous connaissez du Cirque et de ses spectacles.»
Rien n’a encore été annoncé, mais les deux ont déjà entamé la discussion sur le sujet, ajoute-t-elle.
Selon Jean-François Bouchard, il s’agit d’un partenariat «synergique» : Sid Lee bénéficiera de l’expertise mondiale du Cirque et de sa réputation, tandis qu’elle continuera de l’aider à hausser sa marque à des niveaux supérieurs.
Cela fait maintenant 10 ans que Sid Lee est l’agence attitrée du Cirque du Soleil, mais «l’idée est d’aller encore plus loin que par le passé… c’est donc logique de faire tous partie de la même famille pour emprunter ces nouvelles avenues».




