«Skype, un environnement sûr pour les annonceurs»
16 février 2012 | Chris Powell | Pour commenter cet article
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Microsoft Advertising a commencé à vendre des espaces publicitaires sur Skype, ce logiciel gratuit de téléphonie IP qu’elle a acquis l’an dernier au coût de 8,5 milliards de dollars américains.
L’entreprise avait d’abord ouvert Skype à la publicité aux États-Unis à la fin de 2011, et a étendu hier l’offre au Canada, mais aussi à la France, l’Australie, l’Allemagne, le Japon, la Russie et le Royaume-Uni.
Owen Sagness
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Owen Sagness, vice-président et directeur général des services aux consommateurs et en ligne de Microsoft Canada, confie que les annonceurs des secteurs automobile, ventes aux détails et produits électroniques ont déjà embrassé l’offre au sud de la frontière. Il s’attend à ce que l’effet soit le même ici.
Selon lui, Skype, qu’il qualifie de «marque très hot», présente «un environnement généralement sûr pour les marques qui veulent s’y annoncer» et constitue «un support très riche pour raconter une histoire».
Les Canadiens en sont de fervents utilisateurs : ils y ont passé un total de 161 millions d’heures en janvier, soit une augmentation de 78 % par rapport à l’an dernier. Le temps moyen d’utilisation sur Skype est de 34,5 minutes, en hausse de 66 % depuis janvier 2011.
«Clairement, c’est un outil social qui mobilise les gens, dit Owen Sagness. Skype permet vraiment aux annonceurs de rejoindre des gens qui sont déjà impliqués dans un contexte social, c’est un outil puissant.»
L’objectif de Microsoft, ajoute-t-il, est d’arriver à un milliard d’utilisateur chaque mois. «Avec ce genre de portée et d’implication des usagers, on arrive à une proposition très intéressante. On a choisi la voie de la publicité pour dégager des revenus avec la version gratuite de Skype.»
Pour l’heure, les espaces publicitaires sont situés sur la page d’accueil et comprennent des formats 300 x 250 pixels et un de 650 x 170 qui peut s’agrandir à 650 x 340 pour supporter des pubs audio ou vidéo. Un format dans la fenêtre d’appel est aussi testé avec certains clients, dont Walmart.
Tous les formats sont vendus sur une base de tarif quotidien fixe.
Au sujet du public cible, Owen Sagness affirme que les 18-24 ans sont 36 % plus susceptibles d’utiliser Skype que le reste de la population, une proportion qui s’établit à 15 % chez les 24-35 ans. Plus d’hommes (53 %) que de femmes (47 %) y ont recours.




