Rogers, média de l’année

12 janvier 2012  |  Chris Powell  |  Commenter


Nos collègues de Marketing dévoilaient mardi les lauréats des prix Agence, Média et Marketer de l’année – que nous n’avons pu annoncer en même temps qu’eux pour cause de problème technique. Voici un résumé du texte paru.

Nul doute : 2011 a été une année marquante pour Rogers.

D’abord, l’entreprise s’est alliée à son concurrent de toujours, BCE, pour acquérir 75 % des actions de Maple Leaf Sports and Entertainement (MLSE) – une entité qui regroupe les Maple Leafs et les Raptors de Toronto, ainsi que l’équipe de soccer Toronto FC, les Marlies (qui évoluent dans la Ligue américaine de hockey), l’Air Canada Centre, Leafs TV, NBA TVA Canada et le développement immobilier Maple Leaf Square.

L’entente de 1,2 milliard doit être approuvée par le Bureau de la concurrence et les ligues touchées, mais devrait être effective au milieu de 2012.

Cette transaction monstre place Rogers Media (qui publie aussi Marketing) dans le peloton des entreprises de contenu. Car, outre ses propriétés sportives, elle est présente en télé (Citytv, OMNI Television), en chaînes spécialisées (Sportsnet et FX), en radio, en imprimé (notamment Châtelaine, L’actualité, LOULOU et leurs équivalents anglophones) et en ligne, avec entre autres Sweetspot.ca, Branchez-vous.com et Showbizz.net.

Évidemment, les sceptiques pointeront le fait que c’est une publication de Rogers qui élit Rogers comme média de l’année. Toutefois, même une autorité en matière de média comme Ivan Fecan (ancien président et chef de la direction de Bell Media) nous a affirmé que ce choix était «mérité». On n’ira certainement pas le contredire.

De son côté, Peter Mears, président de MediaBrands, est d’avis que Rogers «a maintenant à sa tête une impressionnante équipe de direction et une équipe de ventes solide».

Chez PHD Canada, le patron Fred Forster est d’avis que, «s’il y avait un prix pour le brassage de cage, ils l’auraient probablement remporté».

Depuis l’arrivée de Keith Pelley chez Rogers Média en août 2010, l’entreprise a en effet embauché des têtes dirigeantes de grande qualité – dont Scott Moore, ancien dirigeant de CBC Sports et Dale Hooper, un surdoué du marketing auparavant chez PepsiCo – en plus de confier à Ken Whyte les rênes des Éditions Rogers et celles des ventes télé à Mitch Dent, tous deux promus, et de créer un nouveau poste de chef de la division numérique, confié à l’ancien PDG de PointRoll, Jason Tafler.

Côté contenu, l’entreprise lancera Canada’s Got Talent en mars prochain, et a mis en ondes une nouvelle chaîne spécialisée, FX Canada. Elle a aussi accru la présence de son Shopping Channel au Québec de 100 000 à plus d’un million de foyers grâce à un partenariat avec Vidéotron. Sans oublier son fameux Rotisserie Channel, que son équipe de ventes a négocié avec Swiss Chalet. En outre, le réseau Sportsnet a désormais son magazine.

En ligne, elle a revampé les sites de Chatelaine, LOULOU et Today’s Parent, inauguré un site transactionnel beauté, eBeauty.ca et développé 11 applications mobiles. Son acquisition de BV! Media en 2010 a fait grimper son trafic à 17 millions de visiteurs uniques chaque mois, comparativement à 5 millions un an plus tôt.

L’objectif ultime de Rogers à cet égard, dit Jason Tafler, est de positionner la division numérique comme une destination de choix pour les annonceurs qui cherchent à joindre des segments clés comme le public féminin, les passionnés de sports et les professionnels des affaires.

Pour Keith Pelley, Rogers Media est devenu un portefeuille d’atouts à nul autre pareil et son travail sera maintenant d’extraire de chacun sa pleine valeur.

«Si nous intégrons nos marques, notre capacité à rejoindre les Canadiens de chaque tranche d’âge, groupe ethnique et fourchette de revenus sera sans égale, disait-il dans la foulée de la transaction avec MLSE. Nous pouvons nous élever au-dessus de toute entreprise médiatique avec le portefeuille que nous avons.»

«Nous sommes les seuls à avoir à la fois une division imprimée solide, un Shopping Channel pouvant rejoindre 450 000 femmes ciblées et une franchise sportive que nous possédons à 100 % (les Blue Jays de Toronto)», ajoute-t-il.

Pour lire la version complète, en anglais.

Initialement publié par MarketingMag.ca le 12 janvier 2012

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